Interrogation Tentatives de bonnes réponses à des questions qui peuvent ne pas l'être

Disques, partitions, lecteurs, comment s'y retrouver ?

Organisation hiérarchique de fichiers

Dans les systèmes d'exploitation tels que DOS, Windows ou Unix (Linux ou Mac OS font partie des nombreux dialectes Unix) les fichiers sont organisés de manière hiérarchique selon une arborecence de répertoires et de sous-répertoires. Ce n'est pas le cas sur les grands systèmes qui continuent d'exister de nos jours bien qu'on en parle peu.

Arborescence

Le nombre de niveaux de répertoires et de sous-répertoires n'est pas limté.

On accède à un fichier grâce à son nom et à son chemin d'accès :unité_de_stockage\répertoire\sous-répertoire\....nom_fichier.

L'utilisation de la barre oblique inversée (anti-slash) est propre aux systèmes d'exploitation Microsoft. Avec les systèmes Unix on sert de la barre oblique normale (slash).

Un peu d'histoire

Dès l'élaboration de son premier système d'exploitation, le DOS (disk operating system), Microsoft a choisi d'identifier les unités de stockage de données par une lettre de volume attribuée par le système et, accessoirement, de laisser l'utilisateur leur donner le nom de son choix. Dans la formulation du chemin d'accès à un fichier la lettre de volume est suivi du caractère ":" (deux points). Le nom complet est donc de la forme : X:\répertoire\sous-répertoire\....nom_fichier.

Dans l'exemple A:\config.sys le fichier config.sys est situé à la racine du volume A (la barre oblique inversée symbolise la racine). Toute la partie qui précède le nom d'un fichier constitue son chemin d'accès.

Pour stocker programmes et données, on ne disposait sur les PC de l'époque que de supports amovibles, disques souples (floppy disks) ou bandes magnétiques. Avec ce type de support il faut distinguer le lecteur et le medium qu'on y insère. L'unité de stockage avec laquelle les programmes communiquent est le lecteur et non telle ou telle disquette ou bande magnétique. C'est donc le lecteur lui-même qui est désigné par la lettre de volume.

Puis sont venus les disques et d'autres nécessités sont apparues.

La capacité accrue des disques par rapport à celle des autres supports a conduit à donner la possibilité de scinder en plusieurs parties indépendantes l'espace de stockage disponible sur chacun. Pour ne pas avoir à les traiter de manière distincte selon que cet espace est subdivisé ou non tous possèdent une table dans laquelle est notée où se trouve le début et la fin de chacun subdivision sur la surface des plateaux. Ainsi les espaces de stokage sont tous définis de la même façon, qu'il n'y en ait qu'un seul ou plusieurs.

Chacun de ces espaces est considéré comme une unité de stockage et se voit donc doté d'une lettre de volume afin que les programmes puissent accéder aux fichiers qu'ils contiennent avec la syntaxe standard.

La conséquence est qu'une lettre de volume ne désigne jamais un disque.

Un choix malheureux

Dans le langage courant partitionner signifie diviser un tout en plusieurs parties et partition désigne tantôt l'action, tantôt son résultat.

Hélas, trois fois hélas, en matière de disques partition signifie espace de stockage. Ce choix de terme, ô combien malheureux, est la source de bien des quiproquos.

Puisque, on la vu, les unités de stockages contenues sur un disque son définies de la même manière qu'il n'y en ait qu'une ou plusieurs, un espace de stockage unique occupant toute l'étendue disposnible sera malgé tout appelé partittion. Il faut donc se départir du sens courant de partition et admettre qu'un disque peut n'en comporter qu'une seule. Et c'est ainsi que "partitionner" a pris le sens particulier de créer des partitions même si l'on n'en définit qu'une seule.

Pour mieux comprendre on peut faire l'analogie avec une prairie que l'on souhaite aménager pour y parquer des moutons. Pour délimiter cet espace on dispose de nombreuses options, enclore toute la surface, n'en enclore qu'une partie laissant l'autre en réserve, aménager plusieurs enclos avec leur propre clôture, etc. Il en va de même pour un disque, les données remplaçant les moutons. Tout comme on doit construire au moins une clôture sur la prairie on doit définir les bornes d'au moins une partition sur un disque.

L'Explorateur Windows

On l'a évoqué au départ, indépendamment de leur lettre de volume les partitions reçoivent aussi un nom. L'utilisateur est maître de ce nom mais par défaut Windows adopte un nom de la forme Disque + lettre de volume. Si l'on n'a pas modifié son nom la partition système apparaîtra le plus souvent sous le nom " Disque (C:)", ceci en dépit du principe énoncé plus haut: une lettre de volume ne désigne jamais un disque.

Ces noms de volume par défaut portent à croire que l'Explorateur Windows affiche le contenu de disques quand il ne s'agit que de celui de partitions. Ce choix regrettable est à l'origine de la confusion faite par un grand nombre d'utilisateurs entre disque et partition.

Pour modifier un nom de volume, utiliser la touche F2 ou bien faire un clic droit et choisir Renommer.

Le titre donné au volet de droite de l'Explorateur Windows est également source d'ambigüité. L'appellation "lecteur' est trompeuse et ne se justifie que d'un point de vue historique quand il n'existait que des supports de stockage amovibles. Cette liste énumère donc aussi bien des périphériques lecteurs de supports amovibles que des partitions de disques. Dans l'exemple ci-dessous "Lecteur de CD" est bien un périphérique tandis que les autres objets sont des partitions. On ignore si elles appartiennent au même disque ou à plusieurs.

Explorateur Windows

En résumé, l'Explorateur Windows ne permet pas d'afficher la liste des disques, seulement celle des partitions qu'ils contiennent.

La gestion des disques

Pour afficher la liste des disques il faut faire appel à la fonction Gestion des disques (diskmgmt.msc). Voici ce que l'on obtient avec le même exemple.

Gestion des disques

On constate que chaque disque est identifié par un numéro et que ce sont les partitions qu'ils contiennent qui le sont par une lettre. Certaines n'en ont pas et ne sont donc pas visibles dans l'Explorateur Windows.

Les lecteurs optiques portent eux aussi un numéro.

Dans la Gestion des disques une clé USB est vue comme un disque externe connecté en USB, les deux étant traités comme s'il s'agissait de disques internes. On découvre que les partitions E: et F: appartiennent à une clé USB alors que l'Explorateur Windows ne pouvait pas le laisser supposer.

Attribution des numéros de disques et des lettres de volume

Le numéro d'un disque ne lui est pas attaché. Au démarrage Windows recense les disques présents et leur attribut un numéro en fonction de l'ordre dans lequel il les découvre, donc du port sur lequel chacun est connecté. Si, par exemple, un SSD porte le numéro 0 et un disque porte le numéro 1, ils échangeront leur numéro si l'on intervertit leur connexion sur la carte mère,

De la même manière une lettre de volume n'est pas attachée à la partition qu'elle désigne. Chaque disque possède sa table des partitions où elles sont identifiées par un simple numéro d'ordre. La correspondance entre numéro de partition et lettre de volume est réalisée à l'aide d'une table interne à Windows. Ceci explique qu'une partition d'une clé USB pourra être vue dans l'Explorateur Windows sous une lettre différente selon l'ordinateur sur laquelle elle est branchée.

Cette table est reconstruite à chaque démarrage et c'est Windows qui décide quelle lettre sera attribuée à telle partition, celle de la partition portant le système d'exploitation restant immuable. On peut cependant décider soi-même de la lettre attribuée à une partition à condition qu'elle ne soit pas déjà prise. Dans ce cas l'entrée dans la table devient permanente.

Les lettres de volume en dehors de la désignation des partitions

Les lecteurs de supports amovibles

On l'a déjà évoqué, c'est le lecteur qui est désigné par une lettre de volume quand le medium lui-même est amovible. Cette règle s'applique donc aux lecteurs de disques optiques comme elle s'appliquait auparavant aux lecteurs de disquettes, mais aussi aux lecteurs de cartes mémoire. Mais qu'en est-il des clés USB ?

Le medium contenu dans une clé USB est de la mémoire flash. Elle y est à demeure, comme les plateaux dans un disque. Une clé USB n'est donc pas un support amovible mais un lecteur amovible, au même titre qu'un disque exterrne USB. La lettre de volume qu'on lui croit par erreur attribuée l'est en fait à la partition souvent unique qu'elle contient.

Les lecteurs virtuels

Le contenu de certains fichiers est le résultat de la concaténation d'une arborescence de fichiers élémentaires. Pour certains types de ces fichiers il est prévu de pouvoir créer un lecteur virtuel affecté d'une lettre de volume et permettant la visualisation de leur contenu dans l'Explorateur Windows. C'est le cas notamment pour les fichiers ISO, cette fonction étant native depuis Windows 10.

Un fichier ISO est l'image d'un disque optique. Lorsque, selon l'expression consacrée, on le monte dans un lecteur virtuel, tout se passe comme si on avait inséré le CD ou le DVD lui-même dans un lecteur de disques optiques.

Dans l'exemple ci-dessous le menu contextuel obtenu en faisant un clic droit sur le nom d'un fichier ISO fait apparaître l'option "Monter".

Gestion des disques

Après avoir sélectionné cette option un nouveau lecteur optique apparaît dans l'Explorateur et le contenu du fichier ISO est a affiché dans le volet de droite.

Gestion des disques

Les lecteurs réseau

Pour accéder aux ressources partagées des autres stations présentes sur le réseau local on peut passer par la rubrique réseau de l'Explorateur Windows mais elles ne sont alors désignées que par leur nom de partage et ce mode d'accès est uniquement graphique. Si l'on souhaite indiquer le chemin d'accès aux fichiers d'un répertoire partagé il faut utiliser la procédure Connecter un lecteur réseau.

Un lecteur réseau se voit lui aussi attribuer une lettre de volume afin de pouvoir indiquer un chemin d'accès aux fichiers qu'il représente.

La commande subst

Il est également possible d'attribuer une lettre de volume à n'importe quel répertoire au moyen de la commande subst (substitute). Cette commande fréquemment utilisée à l'époque du DOS ne l'est plus guère maintenant mais perdure néanmoins. Cet exemple montre sa syntaxe.

subst F: D:\toto\titi\tata

Si le sous-répertoire tata contient le fichier fic.txt on peut y accéder soit à l'aide de son chemin long (D:\toto\titi\tata\fic.txt), soit à l'aide du chemin plus court F:\fic.txt.

 

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